Mardi 20 octobre dernier, nos étudiants de 2ème année Génie Biologique du parcours Sciences de l’Environnement et Écotechnologies (SEE) ont eu la chance de visiter la station d’épuration du Nouveau Monde à Caen dans le cadre de leurs cours.
Apprendre sur le terrain, une autre finalité du BUT
Une vingtaine d’étudiantes et d’étudiants en BUT GB SEE, assistés par leurs enseignants Séverine Carretier (Génie des procédés) et Mohamed Maache (Chimie), se sont donc retrouvés à la STEP (nom utilisé par les initiés pour désigner une station d’épuration) du Nouveau Monde pour y découvrir le traitement des eaux usées. Une réalisation prévue dans la cadre de leur Situation d’Apprentissage et d’Evaluation (SAE) « Suivi d’un procédé de traitement » qui donne encore un peu plus de sens à la formation.

« Pour préparer la visite, nous leur avons demandé de travailler et faire des recherches sur le sujet. L’objectif c’est qu’ils arrivent tous avec quelques bases pour comprendre à minima le fonctionnement et puissent poser des questions pertinentes à nos interlocuteurs sur place » explique l’enseignante spécialisée en génie des procédés. Et justement au niveau des interlocuteurs, les étudiants ont eu la chance de retrouver une de leurs homologues sur place.
C’est donc Léa Duthil, étudiante en 3ème année du parcours SEE et en alternance à la STEP qui les a accueillis, accompagnée par le directeur d’exploitation de la station, Loïc Bonnet. « Voir nos apprenants qui nous proposent ce genre d’opération, c’est un pari gagné ! Cela démontre que les échanges avec nos partenaires fonctionnent et ils nous font confiance dans la formation. Et pour les étudiants, c’est gagnant à tous les niveaux ! » se réjouit notre enseignante-chercheuse.

A ce propos, Léa en profitait pour faire un point sur son statut en demandant à ses homologues s’ils envisageaient des alternances. Après quelques mains levées, Léa reprenait la parole pour exposer, « je vous conseille de réaliser une alternance ! C’est très enrichissant et en plus dans le domaine de l’eau, il y a vraiment pas mal d’offres. C’est une chance, il faut en profiter ! ». D’ailleurs, un ancien étudiant GB, Célestin Ecobichon, fait désormais partie de l’équipe Véolia sur la STEP.
Eaux usées, mode d’emploi pour une seconde vie
Et derrière ces grands bâtiments, c’est tout un process qui fonctionne au quotidien grâce à une dizaine de personnes assurant l’assainissement sur ce site. Elles surveillent les bassins, prélèvent des échantillons, vérifient que chaque procédure est respectée, etc. Rien n’est laissé au hasard, « ces eaux usées sont sous nos pieds, invisibles, mais son traitement est essentiel dans la vie courante des usagers » rappelle le directeur d’exploitation de la station.

En effet, une fois l’eau sale partie dans la bonde, on n’y pense plus ! Pourtant elle emporte avec elle des restes de repas, des graisses, du savon, du sable et, malheureusement aussi quelques métaux lourds parfois. Grâce aux stations d’épuration, ces eaux vont être nettoyées (pour les rendre en bon état à la nature), mais elles seront également réutilisées pour le compost (grâce aux boues) ou la fabrication d’énergie, et c’est aussi là tout l’intérêt des STEP et leur utilité pour l’environnement !
Objectif des stations donc, dépolluer les eaux ! Et pour se faire (ndlr : pour résumer, on ne détaillera pas ici le process technique), on passe par plusieurs étapes en cascade dont l’une des plus incontournables, la décantation, permettant de réaliser le traitement des boues. L’eau devient bien moins sale et moins trouble mais contient encore des polluants notamment de la matière organique, de l’azote et du phosphore, dissous par des bactéries dans d’immenses bassins.

De leur côté, les boues sont stockées, sont séchées pour perdre de l’eau, puis agglomérées pour former une matière beaucoup plus facile à transporter. Et finalement, c’est ici que commencent tous leurs bénéfices avec plusieurs secondes vies possibles comme le compost, du chauffage ou encore de l’épandage (réglementé). Dernière surprise, en digérant les boues, d’autres bactéries produisent du biogaz, un gaz riche en méthane qui permet de produire de l’énergie, qui permettra d’alimenter certains bus de ville !
Voici donc en quelques heures, le résumé d’une vie de STEP ! « C’était une visite très intéressante, riche et technique. Et ce fut très agréable de voir que les étudiants ont joué le jeu et participé » s’enthousiasme Séverine Carretier. Un grand merci à nos hôtes Loïc Bonnet et Léa Duthil pour leur accueil, qui concluaient en disant que « c’est un beau métier. Nous ne sommes pas les plus visibles, mais c’est du concret et participer au traitement de l’environnement, c’est essentiel ! »

















